BIMOTA DB7

Publié le par Alain

chassis-en-tube-de-section-ovalePour décrire en quelques mots cette Bimota DB7, on pourrait tout d’abord évoquer son prix, 27 685 €, son poids plume, 195 kg avec les pleins ou encore se délecter de sa mécanique reprise à la Ducati 1098. Mais comment ne pas rester subjugué devant ses lignes affriolantes ?
amortissement.jpg
Si le sex-appeal avait un prix, il s’échangerait contre 27 685 €. Explications : en croisant une Bimota DB7, impossible d’échapper à ce frisson qui vous parcourt l’échine. Vous en possédez une, et l’effet ne s’estompe pas. Et en plus, tout le monde autour de vous se sent dans ce même état de fébrilité.
Cette italienne dévisse les têtes, arrache les meilleurs compliments de la bouche des badauds et exorbite les globes oculaires des motards les plus avertis. Les réactions suscitées sont telles qu’il paraît inimaginable de dénicher un cerveau humain insensible devant tant de charme et d’élégance. Sauf peut-être du côté de la plus ignorante des belles-mères ou du plus vaniteux des caisseux... Et encore, même pas sûr...
Comprenez-le : partager son quotidien avec une DB7 est une expérience incroyable et inoubliable. Et le cérémonial démarre, bien avant que la mécanique tout droit descendue des chaînes de production Ducati – la DB7 étrenne le très fameux twin desmodromique de la 1098 – s’ébroue. L’extraire hors du garage s’assimile à des attouchements sensuels... Elle est déjà dehors et sagement béquillée que nos mains continuent de glisser le long de sa plastique dans la joie et l’allégresse...
Bon, et sinon ? Ça envoie un peu une DB7 ? Plutôt mon n’veu ! Entre le bloc Testrastretta cubant 1 099 cm3 bourré de couple (11 mkg) et son poids plume (seulement 195 kilos tous pleins faits !), l’engin se meut vigoureusement. Malgré la bride hexagonale, les prestations sont honorables et les sensations que procure l’allonge (bridage mécanique des papillons de gaz et non électronique) sont bien sympathiques.
Donnez-lui vie humaine et nommez cette diva Monica B... Taille de guêpe, légèreté, galbes sensuels, etc. Façonnée par des mains d’artisans passionnés, affranchis de toute logique d’industrialisation, la DB7 cumule prouesses techniques, matériaux et matériels haut de gamme mais aussi composants critiquables. Toutefois, ne nous méprenons pas, la proportion est de 99,9 % d’excellence contre 0,1 % de potable. Les miroirs des rétroviseurs sont pratiquement impossibles à régler et leur efficacité quasi nulle.
Autre détail fâcheux que l’usine a promis d’enrayer là, maintenant, tout de suite : le dysfonctionnement du compte-tours analogique, cause que l’aiguille ne supporte pas les vibrations. Eu égard au monticule d’euros exigé pour la posséder, les artistes de Rimini auraient également pu reconsidérer la découpe du ras de roue au niveau du passage de chaîne pour éviter le contact entre ces deux-là. Pour le reste, finition, qualité de fabrication et innovation technique sont à tomber.
À ses bracelets, mieux vaut ne pas disposer d’une carcasse géante puisque la moto est basse de selle (800 mm sur coque autoporteuse en carbone magnifica !) et d’une finesse extrême (petit réservoir de 16 litres et mécanique étroite). Entre commandes en aluminium taillées dans la masse et entièrement réglables, et châssis mêlant tubes d’acier de section ovale et platine elles aussi débitées dans un bloc d’aluminium (idem concernant les tés de fourche), cette meule a l’odeur d’un prototype mais est pourtant bel et bien produite en (moyenne) série.
La ligne d’échappement (bien moins bruyante que celle de sa cousine de Bologne) profite d’une cartographie spécifique (top en full !). Les freins sont exceptionnels. La puissance, le mordant et le feeling parfaits. Sachez cependant que la DB7 est sensible aux réglages. Et des réglages, il y en a mille ! Surtout du côté du combiné arrière, qui utilise des voies lentes et rapides aussi bien en compression qu’en détente. De quoi en perdre son italien... Surtout que mal réglée, la DB7 accuse un comportement loin de ses réelles capacités.
De toute évidence, celle-ci va vous coûter cher, ne sera pas plus efficace qu’une RSV4 ou une R1 mais dans la rue, aux abords des paddocks et dans votre salon, ça va frissonner !

La Bimota DB7 en bref
+ 240 km/h
• 107 ch - 10,5 mkg (mesures MR)
• 195 kg tous pleins faits
• 27 685 €

Plus
• Châssis et équipement d’une beauté rare
• Admiration suscitée à chaque arrêt
• 195 kg tous pleins faits : un record !

Moins
• Mise au point châssis sensible et pointue
• Monte pneumatique inadaptée ?
• 27 685 €, ça calme…

Publié dans essais

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
<br /> C'est pour faire la course ?<br /> Bonne soirée.<br />  amitiés.<br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> Une belle sportive !!!<br /> <br />            Bon week-end ALAIN !!!<br /> <br />           ALAIN http://hva430.over-blog.com/<br /> <br /> <br />
Répondre